La presse parle de nous

L'entreprise, mécène de la création artistique

Décision Achats N°143 - 01/04/2011 - Marie-Amélie Fenoll

Défiscalisation, offre des galeries spécialisées, leasing d'oeuvres d'art pour les entreprises... Le soutien à la création artistique (re)devient une affaire privée. Comment intégrer l'art dans l'entreprise? Suivez l'artiste.

« Nous avons mené un projet en partenariat avec la filiale d'un grand groupe agroalimentaire, explique Pascal Godingen, président d'Art Lease. Pour celui-ci un photographe lisé des portraits de tous les m é tiers de l'entreprise à l'occasion de l'aménagement de nouveaux locaux. Chaque collaborateur possède ainsi un tableau dans son bureau et peut venir l'échanger contre un autre quand il le souhaite, en se rendant dans une pièce où sont installés 15 à 20 clichés sur le même thème. » Vecteur de communication et outil pour fédérer les équipes, les tableaux et les sculptures dans le monde de l'entreprise ne constituent pas vraiment une nouveauté. C'est souvent une question d'image de marque pour la société. « On aime ou on n'aime pas, mais on en parle», confirme Anna Senna, dirigeante d'Art Actuel, spécialisée dans la location d'oeuvres d'art. Les acheteurs sont pour l'instant peu impliqués dans le processus d'achat ou de location, qui reste pour l'instant une prérogative de la direction marketing/communication. Pourtant, «les directeurs généraux et de plus en plus de responsables de services généraux d'entreprises haut de gamme s'y intéressent», commente Pascal Godingen (Art Lease). La présence d'oeuvres dans les bureaux sont souvent le fait de présidents-directeurs généraux amateurs d'art, comme Jacques-Antoine Granjon, le fondateur de Vente-privee.com dont la collection d'artistes contemporains anime les bureaux.

Des locations à très court, court, moyen ou long terme

Sentant ce marché éclore, des galeries spécialisées dans la location et l'achat d'oeuvres d'art ont vu le jour: Art Lease, Bail Art, Art Actuel ou encore Arts Affaires. Sculptures, gravures, photographies, peintures ou mobilier, elles offrent un large choix d'oeuvres et d'artistes contemporains ou «classiques». La plupart des galeries proposent une formule de location avec option d'achat (leasing) ainsi que l'assurance et l'installation des oeuvres. Art Lease présente des contrats s'étalant de 24 à 60 mois, selon le montant de l'investissement, avec possibilité d'acquérir l'objet au terme du contrat. Atout de taille: les loyers passent en charge d'exploitation et diminuent d'autant le bénéfice imposable. Il faut compter 90 euros HT par mois pour une huile sur toile 100 x 100 cm de Tony Soulié, par exemple. De son côté, la galerie Art Actuel a conçu des formules de location allant de la demi-journée à la journée pour de l'événementiel, des expositions itinérantes ainsi que des formules de location longue durée s'étalant sur des années. Ce type de location a été choisi par le comité de direction de l'entreprise General Electric Healthcare. «A l'occasion du déménagement de nos locaux de Pantin à Paris, nous avons offert la possibilité à nos salariés de choisir une lithographie originale pour décorer leurs bureaux. Tous les six mois, ils peuvent changer d'oeuvre en choisissant dans l'artothèque d'Art Actuel», témoigne Martine Tomaseau, directrice financière du groupe. Les galeries spécialisées fonctionnent sur catalogue, mais elles peuvent également aider l'entreprise à se constituer une véritable collection originale. «Nous sillonnons les salles des ventes et travaillons avec Sotheby's en fonction des envies de nos clients», explique Pascal Godingen (Art Lease). Afin de réaliser ce genre d'achat aux enchères, le budget doit être bien défini en amont, tout en laissant une certaine souplesse à l'acheteur. Pour Renaud Sudre, cofondateur de Bail Art: «Les liens entre artistes et entreprises ne sont pas assez développés, contrairement aux Etats-Unis. Les sociétés se contentent souvent de simples oeuvres décoratives. »

L'entreprise, lieu de création pour les artistes

Les galeries servent d'intermédiaires entre deux mondes - l'entreprise et l'art - et proposent aux sociétés de faire réaliser des travaux sur commande, sur une thématique choisie. «Le coeur de métier d'une entreprise peut être source d'inspiration pour un artiste», précise Renaud Sudre. Confrmation du côté des artistes interrogés. «Comme les commandes des grands mécènes de la Renaissance ont permis la réalisation de chefs-d'oeuvre, les entreprises doivent prendre conscience qu'elles peuvent avoir un impact sur la création artistique», explique Tierry Marchal, artiste peintre. Nicolas Martin, photographe, incite à «davantage développer ce genre d'initiatives et à convaincre les décideurs de mettre sur pieds des expositions internes». Il avoue souhaiter exposer un jour son travail photographique sur les piscines au sein d'entreprises dont le coeur de métier concerne l'eau. Jugée «très incitative» par la gérante d'Art Actuel, la défscalisation mise en place pour favoriser une politique de mécénat peut achever de convaincre les entreprises réticentes à se lancer dans une telle démarche. La loi stipule (d'après le Code général des impôts) que les oeuvres doivent être accessibles à tous et situées à des endroits de passage (salles d'attente, accueil, salles de réunions, etc.), la déduction opérée ne pouvant excéder par exercice la limite de 3 %o du chiffre d'affaires. L'entreprise doit inscrire à un compte de réserve spécial au passif du bilan une somme égale à la déduction opérée. Gilles Mezari, cofondateur de Consotel, société spécialisée dans l'optimisation des parcs télécoms et informatiques, explique: «J'ai une SARL patrimoniale, réalisant un chifre d ' afaires d'environ 200000 euros, ce qui ma permis de pouvoir investir entre 12 000 et 13000 euros dans des sculptures de Catherine de Kerhor et des tableaux du peintre Pascal Pilate sur les conseils de Bail Art. J'ai pu rencontrer les artistes dans leurs ateliers pour mieux connaître leur travail. Au lieu de payer des impôts, il m'a paru plus intéressant d'investir dans l'art contemporain». Même écho chez Matthieu Jacquillat, gérant d'Art Afaires: «accrocher une oeuvre d'art sur les murs est décoratif. Acquérir une oeuvre est un geste engagé». A bon entendeur...

Parution dans le CONNAISSANCES DES ARTS de novembre 2003.
Par Elizabeth COUTURIER

Louez une oeuvre d'art !

Que vous soyez patron d'une entreprise ou collectionneur débutant, il existe une façon d'accrocher chez vous un tableau ou une estampe à petit prix : la location d'oeuvre d'art. Guide pratique.

On ne loue pas une oeuvre d'art aussi simplement q'un livre ou une cassette vidéo. En fait, cette démarche n'a rien d'anodin. Elle engage fortement l'usager. L'aspect pratique de la location ne constitue pourtant pas une barrière infranchissable: une liste d'adresses et quelques conseils utiles suffisent à aiguiller les novices en la matière. Le problème se situe donc ailleurs. L'emprunt d'une photo, d'un tableau ou d'une lithographie, signés par un artiste, renvoie, trop souvent, l'emprunteur à son manque de connaissances artistiques. Cette situation incite donc les prêteurs à s'impliquer. Ils doivent jouer les initiateurs, informent et aiguillent les choix. Selon eux, le secteur a du mal à se développer car il se heurte au peu d'intérêt que les Français ont pour l'art moderne et contemporain. Hormis une frange d'initiés, de collectionneurs avisés et d'amateurs attentifs, l'art d'aujourd'hui, constatent-ils, laisse dans le meilleur des cas indifférente la grande majorité des habitants de l'Héxagone! Tous le disent et le répètent: il faut vraiment aimer l'art, avoir un sens psychologique dévelopé et du goût pour la pédagogie pour continuer à exercer ce métier! D'un autre côté, louer une oeuvre contemporaine afin de l'accrocher quelques semaines chez soi ou de l'exposer dans son entreprise nécessitent un certain courage lorsqu'on ne fréquente pas les galeries d'art. Il n'est pas si facile d'aller vers un mode d'expression dont on ne possède ni les codes, ni les références.

Les artothèques, mode d'emploi

Claire Tangy, directrice de l'artothèque de Caen et présidente de l'Adra (Association de développement et de recherche sur les artothèques) fait un constat objectif de la situation: "On ne nous attend pas. Et le Ministére de la Culture qui, actuellement, met au coeur de son action la diffusion et la médiation des arts plastiques, a là de quoi nourrir sa réflexion" !Artothèques publiques et sociétés commerciales privées se partagent le marché de la location d'oeuvres. Si les procédures techniques se ressemblent, les objectifs, eux, ne répondent pas aux mêmes attentes. Les premières offrent un service public, les autres sont soumises aux lois de l'offre et de la demande. Ainsi, les artothèques, qui sont en France au nombre d'une cinquantaine, sont devenues des outils non négligeables de l'action culturelle. Nées en Alemagne dans les années 30, elles ont, dès le départ, eu pour but d'élargir le public des amateurs d'art vivant.Des artistes, alors victimes de la crise du marché de l'art organisèrent eux-mêmes la diffusion de leurs travaux sous un mode originale: ils proposèrent de prêter leurs oeuvres à leurs clients potentiels contre un abonnement annuel. En France, les premières artothèques ont été créées quarante ans plus tard au Havre et à Grenoble. Ces structures, qui rélèvent de la loi 1901, s'adossent le plus souvent à un établissement pratiquant déjà le prêt, bibliothèque ou médiathèque municipale. Cependant une seule d'entre elles, celle de Caen, possède une structure autonome puisqu'elle est abritée dans un hôtel particulier du XVIIe siècle. Cette artothèque exemplaire existe depuis dix-sept ans. Son fichier compte actuellement cinq cents particuliers, cent cinquante établissements scolaires et une centaine de collectivités. À la suite d'études menées dans le cadre de maîtrises en sociologie, il ressort que les emprunteurs particuliers appartiennent à des catégories professionnelles ayant déjà des pratiques culturelles régulières, comme le théâtre ou la danse. Quand un particulier désire faire un emprunt, outre une adhésion gratuite et obligatoire, il peut choisir entre deux formules: payer un abonnement de cinquante-cinq euros par an donnant droit à deux oeuvres tous les deux mois, ou payer huit euros pour un emprunt occasionnel. L'abonnement annuel des collectivités (hôpitaux, entreprises, hôtels, mairies) s'élève à cent cinquante euros par an et permet d'emprunter six oeuvres tous les deux mois. Les établissements scolaires versent, eux, soixante euros par an pour une trentaine d'oeuvres. Une nouvelle formule "Abonnement-Entreprise-Soutien" propose pour mille euros par an un ensemble de services comprenant le transport, l'accrochage de dix oeuvres tous les quatre mois et plusieurs conférences. À Caen, la collection compte mille huit cents oeuvres et s'enrichit chaque année d'une centaine de pièces. Comme pour beaucoup d'artothèques, le budget d'acquisition octroyé par la mairie tourne autour de quinze mille euros par an. Dans les artothèques, le choix des oeuvres est exigeant.
Michèle Dollmann, responsable de celle de Grenoble, a réalisé dernièrement un "désherbage", autrement dit, un tri, afin de rééquilibrer historiquement le stock.

Oeuvres d'art en location-vente
Qu'en est-il dans le privé?

Les principales sociétés commerciales spécialisées dans la location d'oeuvres s'adressent aux entreprises et aux professions libérales. Elles louent surtout des estampes, mais aussi des tableaux et quelques sculptures. Chez Arts Affaires, dirigée par Matthieu Jacquillat et Nathalie Kniazeff, le coût unitaire varie en moyenne de quarante cinq à cent cinquante euros par oeuvre et par an, selon le format et la cote de l'artiste. Le Groupe Michelin et la RATP comptent parmi les clients fidèles. Art Actuel, dirigé par Anne Kron, opère sur le mode de l'abonnement annuel, offrant une rotation bi-annuelle d'oeuvres, en majorité des litographies, payées au tarif unitaire et fixe de cent euros.Ces deux sociétés possèdent chacune un stock impressionnant d'oeuvres (plus de quinze mille pièces, essentiellement des multiples). Autre cas de figure: la société Art Lease, créée en 1994 par Pascal Godingen. Cette dernière propose un système de location-vente original calqué sur le modèle de l'achat de voitures en leasing. Le client choisit une oeuvre dans une galerie qui travaille en partenariat avec Art Lease. Elle est ensuite achetée par Art Lease qui la lui loue. Il en coûtera au client un loyer compris dans une fourchette allant de trois cent cinquante à plus de deux mille cinq cent euros par mois pour un contrat de trois ans. Cette formule est idéale au niveau comptable, puisque les loyers relèvent des charges d'exploitation déductibles. France Télévision, Cofiroute et l'agence Bird & Bird ont été séduits par la formule. Pourtant, les professionnels de la location d'oeuvres d'art doivent sans cesse convaincre, accompagner et rassurer: "Le marché reste dificile, évolue très timidement", dit Matthieu Jacquillat. J'ai un collègue londonian dont le chiffre d'affaires est dix fois le mien. Là-bas, presque toutes les entreprises louent des oeuvres pour décorer hall d'entrée et bureaux. Dans les pays anglo-saxons, il existe une incitation fiscale forte à la location d'oeuvres d'art". Dans un marché plus difficcile, Jacquillat joue la prudence: "On est obligé de proposer des oeuvres consensuelles à fort potentiel décoratif. C'est ce qui se passe le mieux". Chez les prestataires privés, les oeuvres témoins des grandes ruptures esthétiques sont rares. Dans l'entreprise, l'art doit faire partie du décor. Voilà pourquoi les stocks regorgent d'oeuvres séduisantes, Ersatz de Poliakoff, Bram van Velde ou Di Rosa. Le figuratif naïf et l'abstrait coloré sont très demandés. La photographie commence à être très appréciée, ainsi que la tendance ethnique.

L'art conceptuel au bureau

Dans leur ensemble, les collections proposées au public suivent de près l'évolution des courants artistiques depuis les années 50. L'innovation est à l'ordre du jour: des artistes comme Gérard Collin-Thièbaut ou Christophe Cuzin dont le travail, à priori, ignore les techniques de la reproduction sur papier, ont su récemment renouveler l'idée de multiple. Par bien des aspects, le rôle du responsable d'une artothèque ressemble à celui d'un animateur culturel. À travers son activité, il transmet des valeurs et met en jeu des convictions. Les usagers, quant à eux, entretiennent avec l'artothèque une relation qui va au-delà de la simple consommation culturelle. D'un côté comme de l'autre, on avance à des petits pas: "Au départ, dit Claire Tangy, les emprunteurs attendent plutôt des Van Gogh que de l'art conceptuel! L'adhèsion à l'art contemporain ne se fait pas immédiatement. Il faut du temps pour s'ouvrir à de nouveaux langages. Les mentalités et les sensabilités ont besoin de temps. Il nous en faut aussi pour convaincre. Alors, au bout d'un an ou deux d'emprunts, l'usager regarde les oeuvres autrement. Une relation de confiance s'est installée..." Inscrite dans la durée, la relation évolue forcément: "Avoir fait le choix d'une oeuvre, l'emporter, partager son intimité avec elle, échanger autour d'elle avec ses amis diffère totalement de la visite au musée", ajoute-t-elle. Rien ne remplace à ses yeux le rapport intime à l'oeuvre, même temporaire, qu'offre le prêt: "Au fil des emprunts, chacun dessine un choix cohérent et personnel. On s'aperçoit par exemple qu'Untel va prendre systématiquement des oeuvres qui appartiennent au mouvement Support/Surface sans le savoir, ou que tel autre est attiré par l'abstraction froide sans en connaître les caractéristiques". Aussi l'accompagnement pédagogique est-il l'une des clés du système des artothèques à travers entretiens, conseils et expositions.

Des patrons exemplaires

Dans une entreprise, sans l'investissement personnel du patron, rien n'est vraiment possible. Ces perles rares existent. Nous en avons rencontré deux qui ont compris la formidable plus-value d'image et le potentiel de communication interne introduits par l'art dans l'entreprise. Le Centre national interprofessionnel de l'économie laitière (Cniel), dont le siège social se trouve à Paris, rue Lafayette, a connu une véritable petite révolution depuis que des oeuvres ont été accrochées dans les couloirs et dans la salle de réunion sous l'impulsion du président Jean Le Vourch: "Pour moi, l'art dans l'entreprise est un moyen d'évasion, mais j'avais peur d'imposer mes goûts. J'ai proposé un premier accrochage, à partir duquel nous avons réalisé une consultation. Sur cent cinquante employés, cent ont répondu. Désormais, les plus motivés vont choisir des oeuvres à tour de rôle, tous les six mois. Il y a une alternance entre ceux qui apprécient les oeuvres abstraites et ceux qui aiment le figuratif". Résultat: selon les étages ou le bout du couloir, le style change brutalement! Mais qu'importe, ce qui compte aux yeux de cet homme heureux, c'est de voir les principaux bénéficiaires prendre eux-mêmes les choses en main. "J'ai fait preuve d'autorité pour la décoration architecturale, mais pour la décoration intérieure je souhaitais une vraie participation." Coût de l'opération: douze mille euros par an en moyenne, pour une cinquantaine de pièces louées. Dépense très raisonnable comparée au coût d'un budget de décoration intérieure.
Autre cas de figure exemplaire: la Société financière Cofinoga, dont le siège social se trouve à Paris dans le Marais. Son p.-d.g. Philippe Lemoine mérite des lauriers. Il a créé tout spécialement un poste pour renforcer l'identité esthétique interne et externe de l'entreprise. Dominique Ricard, ancienne élève de l'École du Louvre et des Arts appliquées, ratachée directement au p.-d.g., est chargée de la signalétique de l'immeuble, de l'aménagement des bureaux, des cadeaux d'entreprise de fin d'année, des cartes de voeux, des expositions et de l'accrochage des oeuvres en location. En tout, quatre-vingt oeuvres sur trois étages. On est frappé par la cohérence et la qualité de ses choix: des litographies signées Coignard, Alechinsky, Viallat... Avec deux frans six sous, cette jeune femme relooke les bureaux façon design. On reconnaît ici et là des chaises de Philippe Starck, l'étagère serpentine de Ron Arad, un tapis de Garouste & Bonetti. Cette expérience réussie pourrait inspirer d'autres patrons. Au sein de l'entreprise, la location d'oeuvres d'art vivant est une façon idéale de créer un événement déclencheur de dialogue. Et, le marché de l'art y trouve aussi son compte. À long terme, c'est finalement un excellent moyen de former de nouveaux collectionneurs. Quand le courant passe entre l'art et le public, le désir de possession refait vite surface! Certaines galeries l'ont bien compris. Ainsi la galerie Courant d'art avec des toiles de Tony Soulié ou de Françoise Paressant-Tual. L'idée?
La même que celle des artistes allemands dans les années 20: élargir le cercle des acheteurs d'oeuvres d'art!

Elizabeth Couturier

Parution dans l'AGEFI ACTIFS, l'Hebdomadaire des professionnels du patrimoine, du 7 au 13 mars 2003.
Par Pascale GUILLIER, Rédactrice en chef adjointe